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ROGER HANIN, FIGURE MAGISTRALE DU GRAND ET DU PETIT ECRAN, HOMME D'ESPRIT ET DE COEUR, VIENT NOUS QUITTER

 

 

 

 

 

ROGER HANIN : UNE PERSONNALITE PARFAITEMENT KASHER

 

 

 

Roger Hanin est le quatrième des cinq enfants de Joseph Lévy et Victorine Hanin[2], famille modeste dans la basse casbah d'Alger[3] en Algérie, où il grandit rue Marengo avant que sa famille ne s'installe à Bab El Oued[4]. Son grand-père était rabbin et son père, fonctionnaire des PTT[5]. Renvoyé du lycée Bugeaud à cause des lois antisémites de Vichy qui imposent un numerus clausus en Algérie pour les élèves juifs dès 1941[6], il devient engagé volontaire dans l'aviation en 1944. Roger Hanin se définit lui-même ainsi : « Mon vrai nom, c'est Lévy. Mon père s'appelle Joseph Lévy. Ma mère Victorine Hanin. À l'origine, c'était Ben Hanine. C'est une fille Azoulay. Je suis 100 % kasher sur le plan génétique. Je suis fils de communiste et petit-fils de rabbin. Je me sens très juif. »[7],[8].

Après avoir entamé des études de pharmacie à la faculté mixte de médecine et de pharmacie d'Alger, il poursuit dans cette voie à Paris en 1944[9]. En 1948, alors qu'il se rend à la faculté de pharmacie, il rencontre un ami décorateur qui lui propose de faire de la figuration théâtrale dans Le procès de Jeanne d'Arc dont il a conçu les décors[10]. Enthousiasmé par cette expérience, il s'inscrit aux cours d'art dramatique de René Simon et Michel Vitold, prend des cours de diction pour perdre son accent pied-noir[10] et se tourne vers le métier d'acteur. Il tient des petits rôles au théâtre et, à partir de 1952, au cinéma, prenant pour nom de scène celui de sa mère[11].

Beau-frère par alliance de François Mitterrand par son mariage en seconde noce le 4 août 1959[5] avec Christine Gouze-Rénal (avec qui il a une fille, Isabelle), sœur de Danielle Mitterrand, il est surnommé par certains « le beauf ». Il fut l'un des intimes du président de la République (qui fut d'ailleurs témoin à son mariage)[12].

Il est membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)[13], et cosigne en 2009 un texte réclamant la dépénalisation de l'euthanasie[14]. À la même époque, il reconnaît un enfant adultérin, David Green­wald[15].

En novembre 2009 il est victime d'un accident vasculaire cérébral en pleine rue[16]. En raison de la dégradation de son état de santé, il est, à sa demande, placé sous curatelle de sa fille[17].

 



11/02/2015
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